La vie après la mort

Idris Lahore réactualise les connaissances sur l’après-vie en les sortant de leur contexte oriental et bouddhiste. Il nous enseigne tout d’abord qu’on ne peut réellement parler de vie après la mort que pour l’être humain qui a développé ce qu’il y a d’immortel en lui. Sinon, il est condamné à la disparition.

A la mort, le corps physique est abandonné aux forces de la nature et suit les processus de dissolution pour redevenir poussière. L’esprit, libéré de son enveloppe matérielle, commence un voyage qui le mène d’abord dans le monde éthérique. Le corps éthique, porteur de mémoire, et où circulent les énergies.

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Aussi l’esprit fait-il pendant cette dissolution une première expérience : il assiste à la vision rétrospective de toute sa vie écoulée et fait l’expérience de tout ce qu’il a emmagasiné dans sa mémoire depuis sa naissance. Les personnes qui ont frôlé la mort - noyade ou chute en montagne par exemple - ont pu avoir ce genre de vision, due à la séparation temporaire des corps physique et éthérique.

Commence alors pour l’esprit une période pendant laquelle il va apprendre à comprendre le sens de la vie qu’il a menée. Il lui faut se débarrasser de tous ses désirs terrestres, car il n’y a plus ici ni organe physique, ni objet pour les satisfaire. Le corps astral subit la souffrance de la privation jusqu’à ce qu’il n’ait plus de convoitises liées à la terre.

Ces privations sont ressenties comme un feu purificateur. Peu à peu, le défunt se déshabitue de tout ce qui se rapporte à sa vie passée. Après avoir été surtout préoccupé par lui-même, il commence à revivre les sentiments qu’il a provoqués chez les autres : il souffre de la souffrance qu’il a causée aux autres aussi intensément qu’ils l’ont vécue.

Par cette expérience personnelle du mal qu’elle a fait, l’âme devient consciente de ses erreurs et en elle naît un désir de réparation, qui ne pourra se réaliser que dans une incarnation future. Ce passage correspond au purgatoire du christianisme…

Arrive un moment où l’esprit est irrésistiblement attiré à nouveau vers la terre, vers une nouvelle incarnation. Après la montée à travers les sphères spirituelles, c’est la descente vers une nouvelle vie terrestre… La conscience du monde spirituel disparaît peu à peu, le corps éthérique vient s’unir au corps astral. A ce moment particulier, l’esprit a la vision prémonitoire de sa vie future et des difficultés qu’il aura à surmonter pour évoluer en réparant les erreurs commises lors de sa vie passée.

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Comment se relier à un défunt

La tristesse et le deuil exagéré de ceux qui sont restés sur terre nuit au défunt car cette douleur, en réalité égoïste, retient l’âme vers la ter- re et l’empêche de poursuivre son chemin... Les morts sont toujours présents autour de nous, et si nous en sommes séparés, c’est uniquement parce que notre état de conscience est trop limité.

C’est au niveau spirituel que doit se situer le contact entre les vivants et les morts. Le seul chemin pour retrouver un être aimé passe par la connaissance du monde dans lequel il est entré : c’est à nous de nous élever en esprit vers lui et de cultiver des pensées d’ordre spirituel. Pour les morts, les pensées spirituelles des vivants, et uniquement celles-là, sont une nourriture. Elles sont pour eux la seule possibilité de progrès dans le monde spirituel.

D’où l’importance, non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour les êtres aimés défunts, de nous intéresser aux choses spirituelles et de faire l’effort d’acquérir le savoir et le savoir-faire dans ce domaine. Nos pensées deviennent alors la source où ils peuvent se désaltérer.

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Processus de dissolution des éléments

L’élément terre dans l’être humain, c’est ce qui est rigide : os, muscles, tissus. Mais ces tissus ne pourraient pas exister s’il n’y avait pas en eux un élément qui les relie et les nourrit de l’intérieur, c’est l’élément eau, c’est-à-dire le sang, la lymphe, les liquides interstitiels. Mais tout ceci ne pourrait pas vivre s’il n’y avait pas un autre élément, le feu, la chaleur qui maintient le corps à 37°... et enfin l’élément air, le souffle, qui permet le mouvement de toute notre structure, sinon elle ne serait que de la terre avec de l’eau chaude.

Le souffle introduit la vie ; en grec, “pneuma” signifie à la fois souffle et esprit. C’est parce que le souffle est en nous que tous les autres éléments sont animés ; tout en sachant que tous ces éléments ne sont pas seulement physiques. Une pensée rigide et dogmatique signifie que l’élément terre est entré dans votre intellect et le sclérose ; la colère signifie que l’élément feu déséquilibre votre centre émotionnel.

Tous les éléments sont présents dans les centres physiques, dans le centre émotionnel et dans le centre intellectuel et leur bon dosage fait que tout circule harmonieusement. Mais pour cela, il faut encore de l’espace où circuler et c’est l’élément éther qui donne cet espace. Ces cinq éléments sont nous, ils nous forment.

A la mort, un processus très simple se produit :

les éléments se dissocient ; l’élément eau se retire et la terre (les lèvres par exemple) La vie après la mort La vie après la mort se dessèche, l’élément air s’agite et souffle sur l’élément feu, qui s’éteint. La mort progresse petit à petit, la circulation, la digestion ne se font plus bien, l’agonisant commence à sentir le froid glacial de la mort... et par le dernier souffle, l’élément air se disperse dans l’espace.

L’élément espace recueille ce dernier souffle, à une condition : qu’il ait été formé, que cet espace intérieur en l’être humain existe. Sinon cet espace intérieur part dans l’éther cosmique et c’est ce que Gurdjieff appelle “crever comme un chien”.

Par contre, si un deuxième corps a été formé au cours de la vie, cette structure reste dans l’élément éther et à partir de là, commencent les processus de la vie après la mort...

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L’après-mort

Beaucoup d’êtres humains ne sont pas capables de s’éveiller au cours d’une vie. Les voies abruptes utilisent des moyens rusés pour aider le plus grand nombre à entrer dans la mort consciemment. A la mort, l’être humain sent que tout le quitte, et comme il n’existe pas assez lui-même parce qu’il n’a pas d’ancrage en lui, il a l’impression que c’est lui-même qui se dissout complètement.

Mais s’il a fait un travail suffisant de rappel de soi, de présence à soi qui lui permet au moment de la mort de se centrer sur lui-même, de s’ancrer en lui-même (en particulier sur la respiration, puisque c’est la dernière chose qui part), il peut suivre tranquillement les processus de dissolution des éléments qui composent sa nature inférieure et être présent à son souffle, sans peur.

Il n’est pas désorienté, il est présent à ce qui est, il meurt consciemment, c’est-à-dire qu’en réalité, il est éveillé sur son dernier souffle. Pour ceux qui ne comprennent pas la nécessité d’être présents à eux, de compenser le mieux possible leur karma passé, il reste cette possibilité-là.

Voilà ce que serait ne pas mourir comme un chien... Tout ce qui vous fait devenir conscient des mouvements qui se produisent en vous (mouvements extérieurs mais aussi mouvement des émotions, des pensées, de la respiration) vous entraîne à être présent dans l’élément air, donc vous prépare à mourir consciemment.

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Naissance humaine : la seule précieuse

Les bouddhistes enseignent qu’après la mort, on peut aller dans de nombreux mondes différents, par exemple dans un paradis où on vit comme un dieu ou dans un enfer où tout n’est que souffrance. On peut aussi, selon eux, se réincarner en animal. Et on peut se réincarner en être humain.

Mais se réincarner en être humain n’est possible que si on a suffisamment créé cette présence au souffle qui entraîne dans une renaissance humaine qui, pour les bouddhistes, est une naissance précieuse, parce qu’elle est la seule dans laquelle on puisse évoluer.

Une renaissance dans les autres mondes n’est qu’une compensation, soit positive dans le monde des dieux, soit négative en enfer ou comme un animal. Il existe aussi la possibilité d’aller entre deux vies dans ce monde de souffrance que les chrétiens appellent le purgatoire ou l’enfer.

Et puis il existe une façon d’éviter tous ces mondes, c’est de mourir consciemment. Même si on n’est pas parfait, mourir consciemment conduit à passer d’une vie à une autre comme le fait un éveillé : il le décide.

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Un autre contact avec l’âme des défunts : l’approche systémique d’Idris Lahore

Le Samadeva systémique est un travail thérapeutique effectué en groupe, visant à venir en aide à une personne, et, à travers elle, à ceux avec lesquelles elle est en lien d’amour et de sang.

Cette approche permettra au demandeur de (re)trouver sa juste place, en se réconciliant avec les éléments douloureux de son passé, en se libérant d’une éventuelle force négative venue de l’un de ses ancêtres (sur sept générations).

Il peut alors acquérir la force nécessaire pour accepter ou affronter le présent. Effectué en douceur, dans le silence et avec un infini respect, le travail thérapeutique vise à favoriser le “mouvement de l’âme” du client, qui se manifeste à travers des gestes très lents, au-delà de toute interprétation subjective.

Le Samadeva systémique est un art derviche très ancien dont on trouve des fragments dans la psycho-généalogie, les constellations familiales et autre thérapie transgénérationnelle.

Article publié avec l'aimable autorisation de la revue Science de la Conscience.

Jean Marc Serre, Psychothérapeute

Le sens de la maladie et la reprogrammation cellulaire