Notre lien véritable avec les défunts

Extrait du livre de Selim Aïssel " Le livre occidental de la vie et de la mort "
Par la mort, le défunt pénètre dans la lumière du monde spirituel.


La tristesse et le deuil que nous éprouvons à la mort d'un être aimé nous séparent en réalité plus du mort qu'elles ne nous en rapprochent. Cette douleur égoïste fait obstacle à la création d'un lien véritable avec le mort. Le seul chemin pour un être aimé passe par la connaissance du monde dans lequel il est entré : c'est à nous de nous tourner vers lui. Les morts sont toujours présents autour de nous, et si nous en sommes séparés, c'est uniquement à cause de notre état de conscience limité. Notre conscience terrestre, liée de fait à la vie matérielle, est devenue néant pour le mort. À nous donc de développer une conscience qui nous permettra de nous élever vers le monde spirituel.




Tout ce qui retient exclusivement nos pensées à la matière nous empêche de créer un lien avec le mort. Ce n'est que par l'amour et par la connaissance que ce lien se fortifie. L'amour dont il est question ici n'est pas ce sentiment de deuil égoïste qui nous fait pleurer sur nous-mêmes parce que nous avons perdu quelqu'un. Le mort vit dans le monde spirituel ; pour être en contact avec lui, il nous faut nous-mêmes franchir le seuil de ce monde, en élevant notre conscience vers lui.


À la mort, l'âme essaie de se dégager du monde de la matière terrestre pour s'élever vers les sphères spirituelles. Or toutes les pratiques spiritistes qui essaient d'attirer le mort vers la vie terrestre qu'il vient de quitter, alors que son âme n'aspire qu'à s'élever et à évoluer dans le monde spirituel, ne peuvent que lui nuire. Ce n'est pas en le retenant que nous lui manifestons notre amour, mais en nous élevant auprès de lui en esprit, sur le chemin sur lequel il vient de s'engager lui-même.


C'est au niveau spirituel que doit se situer le contact entre les vivants et les morts : dans certaines pratiques spiritistes, le soi-disant contact avec le défunt repose sur une diminution de la conscience du vivant : c'est le contact médiumnique. Or, le progrès spirituel ne peut se faire que par l'accroissement de la conscience, et non par la transe inconsciente, médiumnique.




Pour les morts, les pensées spirituelles des vivants, et uniquement celles-là, sont une nourriture. C'est en effet pour eux la seule possibilité de progrès dans le monde spirituel. L'être humain, une fois décédé, n'a aucune influence sur son destin personnel ; il ne fait que subir les conséquences de sa vie passée. La seule façon pour les vivants de lui venir en aide est ce qu'on appelle la lecture aux morts. En effet, les esprits lisent les pensées des hommes.


C'est pendant notre sommeil que nos pensées commencent à vivre et que les esprits s'approchent et participent à cette vie. Mais seules les pensées d'ordre spirituel sont une nourriture pour les esprits des défunts, et de plus, il faut que ces pensées soient issues de l'âme et de l'esprit des personnes auxquelles le mort a été lié pendant sa vie par les liens du sang ou par la sympathie ou l'amour.


D'où l'importance, non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour les êtres aimés défunts, que nous ayons un intérêt pour les choses spirituelles et que nous fassions l'effort d'acquérir le savoir et le savoir-faire dans ce domaine. Nos pensées deviennent alors la source où ils peuvent se désaltérer. C'est ainsi que se tisse un lien véritable entre les vivants et les morts. Toutes nos pensées et lectures spirituelles rendent de grands services aux défunts auxquels on a été lié. Pour bien comprendre l'importance de ce phénomène, il faut savoir — c'est une des grandes lois du monde spirituel — que les connaissances spirituelles ne peuvent être acquises que sur terre, à moins que les vivants, par leurs lectures, ne créent ce lien particulier avec les morts.




Les morts nous observent toujours, mais c'est là seule façon dont nous puissions avoir un contact avec eux. Par ailleurs, une autre pratique qui peut aider à apaiser les défunts et à créer un lien avec eux est la pratique des constellations pour la paix des défunts.  Ces constellations facilitent le passage des défunts à travers les mondes de l'au-delà, les aidant à surmonter les épreuves et à renaître dans les conditions les plus favorables.


Extrait du livre de Selim Aïssel 
" Le livre occidental de la vie et de la mort "
( Édition Oxus )
Entre deux vies
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